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Voyage au cœur des expressions paternelles
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12 septembre 2014

42

 

Un p'tit vélo une grosse sonnette

 

Voilà une expression imagée comme on les aime. Elle est facile à comprendre si l’on imagine le fameux vélo en question. Il est tout petit, riquiqui, insignifiant mais… avec sa grosse sonnette, on l’entend venir de loin !

 

Quand on lui attribue ce sens, cette expression est prisée par les politiques. Voici quelques exemples :

 

- C’est le bourgmestre de Perwez faisant fonction, Carl Cambron, qui a clôturé les discours, s’excusant auprès du personnel d’avoir été insupportable au mois de décembre. Avec les préparatifs des fêtes de Noël, la pression était difficile à gérer : « Mais le résultat est là. Je n’y croyais pas mais force est de constater le succès avec plus de 3.000 patineurs. On est une commune qualifiée de petit vélo avec une grosse sonnette mais le boulot abattu est extraordinaire. »

- L’échevin Michel Pecquereau en a profité pour rappeler que le collège ne faisait pas de bruit mais avançait dans certains projets : « Nous n’avons pas de grosse sonnette sur notre vélo », ironise le bourgmestre.

- Chez Écolo, on faisait part de son étonnement : « Le FDF, c'est un peu grosse sonnette, petit vélo. S'il est obligé de passer par l'achat de joueurs, cela démontre que son implantation en Wallonie est factice », a souligné le porte-parole du parti, Eric Biérin.

 

Un petit vélo

 

L’autre signification de cette expression est plus enfantine. Face à une demande exagérée, on répond : « Et puis quoi encore, un petit vélo avec une grosse sonnette ? » pour souligner l’absurdité de la demande ou son caractère exigeant.

 

Voici un exemple tiré d’une pièce de théâtre pour la jeunesse, « Princesse paresseuse », de Margarete Jennes et François Torrès.

Le roi (très vite) : Nous aurions vivement souhaité que cet enfant fut une fille, voilà.

La méchante sorcière : Et puis quoi encore, un petit vélo avec une grosse sonnette ? Vous prendrez ce qu’on vous donne et si ça ne vous plait pas, c’est le même prix. Vous n’avez qu’à aller voir ailleurs, c’est à prendre ou à laisser. Non mais… ! Estimez-vous heureux si ce n’est pas un crapaud ou un reptile ! Ça arrive souvent quand les parents ne sont plus de… première fraicheur… si vous voyez ce que je veux dire. Et faudra pas venir pleurer après. Non mais quel culot ! (Vlan !)

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5 août 2014

12

 

Rho, voilà, j'ai plus faim

 

Phrase qui tombe à pic lorsqu’un repas est agrémenté de discussions scatologiques.

 

Employée également lorsqu’on émet des sous-entendus pouvant être compris comme des références à des situations peu ragoutantes.

 

Et elle est parfois même utilisée si l’on parle de dents (eh oui, tout le monde sait que les dents, c’est dégoutant !).

 

Roh j'ai plus faim

 

24 juillet 2014

*

 

Bienvenue

 

Il était une fois un jeune sexagénaire…

Toute sa vie, il avait été friand d’expressions farfelues…

Pour ses 60 ans, ses filles eurent l’idée d’en faire…

Un recueil qui pourrait être lu et relu !

 

Expressions 1

 

En route pour un grand et agréable voyage,

Où 60 étapes, en 60 jours, symbolisant son âge,

Proposeront au lecteur de l’amusement, peut-être de l’étonnement,

Et des souvenirs et des sourires en quantité, certainement…

 

Bonne lecture, Papounet.

 

Tes filles

Annick et Isabelle

Expressions 2

15 août 2014

22

 

Vos gueules les mouettes

 

Non mais vraiment, faut-il expliquer cette expression ?

N’avez-vous pas déjà entendu un banc de mouettes crier autour de vous ?

 

On s’exprime donc ainsi lorsque des gens se mettent à caqueter de façon incessante, afin d’exiger de ces personnes qu’elles se taisent.

 

Il est à noter que « vogel » signifie « oiseau » en néerlandais, ce qui confère à cette expression un moyen mnémotechnique non-négligeables pour nos têtes blondes !

 

Cela dit, cette phrase est en fait le titre d’un film de Robert Dhéry (1974), où une famille vivant dans un port breton décide de réaliser un film sur le quotidien de son village.

 

Vos gueules les mouettes

26 septembre 2014

49

 

De la folie furieuse

 

S’exclamer « c’est de la folie furieuse » se veut plus fort que s’étonner de « la folie » de quelque chose. C’est une exclamation d’étonnement face à l’énormité d’une chose… C’est la déclarer complètement folle, irréalisable ou très dangereuse.

 

Quant au fou furieux, il s’agit d’une personne atteinte d’une violente folie… Un type qui est si fou qu’il semble avoir perdu la raison et être capable du pire…

 

Il est bon de savoir qu’en réalité, pour un médecin, la « folie furieuse » est une expression désignant un trouble mental s’accompagnant de violence.

 

Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais bon !

 

Folie furieuse Garfield

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2 octobre 2014

55

 

Une fois n’est pas coutume, c’est à toi, lecteur, de deviner le titre de cette expression du jour… Et pour cela, nous t’avons concocté une petite charade.

 

Mon premier n'est pas mauvais
Mon deuxième est partout, voit tout, sait tout.
1+1 font mon troisième
Quand le kangourou fait mon quatrième, il avance vite !
Mon cinquième coule dans les veines
1+1 font mon sixième
Les fraises de mon septième sont les meilleures

 

Si tu es davantage inspiré par les dessins, utilise donc ce rébus…

 

Bon dieu rébus

 

Ce juron est un dérivé de l’ancestral « Par le sang de Dieu », jugé bien trop blasphématoire…

 

« Bon sang » a donc remplacé de façon nettement moins mal-vue cette ancienne expression, après que cette dernière ait été transformée en « Palsambleu » puis, par Molière, en « Par le sang bleu ».

 

Par la suite, plusieurs variantes virent le jour : « bon sang de bois » et « bon sang de bonsoir ».

Sans oublier le fameux « bon sang, mais c’est bien sûr », que s’écriait le commissaire Bourrel à la fin de chaque épisode de la série « Les cinq dernières minutes » (1958-1973).

 

« Qu'est-ce qu'il se met dans le coco ! Bon sang de bois il s'est saoulé. »

(Guillaume Apollinaire, dans « Caligrammes »)

 

Quant au paternel de 60 balais, il s’exclame parfois « bon dieu de bon sang de bois » avec un air de béatitude, quand il met enfin ses pantoufles et qu’il y trouve un confort plus qu’appréciable, ou quand il a tellement bien mangé qu’il en soupire de bonheur.

 

14 octobre 2014

60

 

Mon papa sait jouer du clairon.

 

Clairon (2)

 

Mon papa, ça a été mon chef d’unité.

Chef d'unité

 

Mon papa, quand nous étions petites, avait toujours deux mouchoirs en tissu sur lui : un pour lui, et un pour nous…

Mouchoirs

 

Mon papa était surnommé « Shérif » quand il était pion dans une école.

Shériff

 

 

Mon Papa, quand il se concentre, il ne se contente pas de tirer la langue : il la bouge frénétiquement de gauche à droite et de droite à gauche !

Langue concentration

 

Mon papa a un jour dit : « Jamais un ordinateur ne rentrera dans cette maison ! »

Jamais un ordinateur ici

 

Mon papa imite super bien le cheval qui s’ébroue.

Cheval

 

Mon papa a toujours le hoquet quand il boit de l’alcool fort.

Hoquet hips

 

13 octobre 2014

59

 

Une rameling sur le coin de ta figure

 

… ou parfois « sur ton plasture » !

 

Cette variante-ci sonne très bien, mais est d’origine difficile à déterminer.

En néerlandais, « plastuur » signifierait « équipement de piscine », tandis qu’en roumain, « plasture » voudrait dire « bandage, pansement ».

L’utilisation de ce terme ici nécessiterait bien une explication supplémentaire… que les filles, malgré l’usage abusif du « net magique » sont incapables de donner !

Serait-ce du bruxellois ? Ce n’est référencé nulle part…

Le sens serait autre que celui donné par Google traduction ? Curieuses de le savoir…

Cela s’écrirait-il autrement ? Mais comment… ?

Ce mot viendrait-il de « postérieur » ? Mais d’où viendrait alors cette déformation ?

 

Quoi qu’il en soit, la rameling, elle, est plus aisée à comprendre…

 

Écrite parfois « rammeling » ou « ramelink », elle désigne la « raclée », la bonne grosse gifle que l’on assène à autrui !

 

« Flanquer une rameling », voilà une expression de parents…

Ou de sportifs ! Eh oui, Justine qui met une bonne rameling à Vénus, ou les Diables aux USA… Les journalistes sportifs n’hésitent pas à utiliser ce belgicisme lorsqu’il s’agit de commenter des victoires bien belges !

 

« Ça, c’est une déclaration de guerre. Après ça, il ne sait pas d’autre chemin que de s’en aller vaincu en broebelant dans sa cravate ou de te flanquer une rameling que tes yeux sortent de ta tête et que ta culotte tombe par terre. »

Extrait de « Histoire du Belge, du début à la fin »

(S. Baurins, A. Clette, J-C. Salémi, W. Wolsztajn, éd. Luc Pire)

 

 

Rameling plastuur

28 septembre 2014

51

 

Laisse croire les béguines, elles sont payées pour ça !

 

Quand on épouse quelqu’un, on épouse aussi sa famille, dit-on…

On finit irrémédiablement par adopter certaines expressions !

(glups, se disent les filles, parcourant ce recueil et imaginant leurs conjoints les reprendre comme leurs !)

 

Cette expression-ci viendrait du grand-père maternel…

Mais elle a été dite et redite tant et tant de fois par le père que les filles ne peuvent que l’intégrer dans le florilège de bons mots que vous avez devant les yeux.

 

Les béguines sont des femmes appartenant à une communauté religieuse laïque. Elles se consacrent à la prière et sont, par conséquent, censées avoir plus de foi que les autres…

 

- Mais je croyais que je pouvais manger ton morceau de chocolat !

- Ouais ben laisse croire les béguines, elles sont payées pour ça !

 

De cette façon, l’interlocuteur comprend bien qu’il aurait dû demander, s’assurer que ce qu’il croyait était correct, plutôt que s’en contenter et commettre une bêtise.

 

Laisse croire les béguines

 

24 septembre 2014

47

 

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

 

Cri du cœur de la personne se trouvant face à une situation désespérante, qui lui échappe, et dont il aimerait trouver la cause… Voire rejeter la faute sur quelqu’un d’autre… Tout pour ne pas assumer ses propres responsabilités !

 

Le parent s’exclamera cette phrase en voyant les murs barbouillés de dessins au feutre. Ou en découvrant les notes scolaires pitoyables que lui ramène son bambin. Ou en devant conduire sa progéniture à gauche à droite sans avoir un instant pour souffler. Ou en écoutant les monstrueuses bêtises racontées par ses enfants. Etc.

 

C’est aussi le titre d’un film de Pedro Almodovar (1984) où Gloria, femme de ménage, se drogue aux produits ménagers afin de gérer son stress, dû à un emploi du temps surchargé, partagé entre son travail, son mari, sa belle-mère, ses deux fils et un lézard !

 

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça

10 septembre 2014

40

 

Vas’ti fé arèdjî

 

Il s’agit d’une expression en wallon liégeois signifiant « Va te faire enrager », autrement dit « Va te faire voir ».

 

En wallon, faire enrager est synonyme de harceler, mener la vie dure, maudire… Quand on souhaite à quelqu’un de se faire engager, on l’envoie carrément au diable !

 

À noter que « va te faire voir », suivi de « chez les Grecs » est une expression fréquente employé pour se débarrasser d’un indésirable en lui souhaitant « bien du plaisir »…

Voilà qui est bien gentil, au moins autant que de demander à quelqu’un d’aller au diable afin qu’il brule dans les flammes de l’enfer !

 

L’expression plus populaire actuellement est : « Casse-toi ».

Cette phrase-ci vient du fait qu’en argot, « se casser la jambe » signifiait « s’enfuir » puisqu’en courant, on risquait de se tomber et de s’occasionner une fracture. Ne reste maintenant plus que « se casser » pour signifier « s’en aller ».

 

Vastifaire

1 septembre 2014

31

 

Je sers avec mes mains ?

 

La dure tâche de mettre la table incombe aux filles.

C’est dans l’ordre des choses, sachant que c’est généralement la mère qui cuisine.

 

Quant au père, c’est le préposé au service. D’où le récurrent : « Je sers avec mes mains ? », les dresseuses étant souvent distraites (voire de mauvaise volonté) et oubliant donc les ustensiles indispensables à la bonne réalisation de l’importante tâche paternelle…

 

Il est à noter que malgré de nombreuses réponses positives, les filles n’ont jamais eu l’amusement (ou le dégout) de voir leur père se servir réellement de ses mains pour remplir les assiettes des mangeurs !

 

Je sers avec mes mains

12 août 2014

19

 

Avec « plezier »

Prononcé avec un ton et un accent liééégeois, cette expression marque un enthousiasme plein d’entrain lorsqu’une proposition agréable est faite.

 

- Nous vous invitons à souper samedi prochain, cela vous va ?

- Avec plezier…

- Ah non, hein, vous n’allez pas venir avec le chien !

 

À noter qu’à certains moments, l’expression est étendue, une autre personne répondant : « Chipie ? » (du nom du chien en question, qui ne s’appelait donc pas, vous l’aurez compris, Plezier mais bien Chipie !)

 

Avec plezier

11 août 2014

18

 

Crétin des Alpes

 

Les Alpes, chaine de montagnes européenne, culminent à 4 810 mètres. Autant dire que là-haut, il fait froid, ça a tendance à geler les neurones. Sans compter qu’avec la diminution du taux d’oxygène, un cerveau normal a déjà des difficultés à être correctement aéré, alors celui d’un crétin, imaginez…

 

Serait-ce là la signification de cette insulte très connue, l’une des favorites du capitaine Haddock ?

 

Crétin des alpes haddock

 

Mais non, l’origine de cette expression est autre. Le problème des montagnards réside dans leur difficulté d’accès au sel de mer. Ils étaient alors contraints d’utiliser celui venant des carrières, qui était pauvre en iode. Cela provoquait des carences, des handicaps physiques et… des retards mentaux, le crétinisme étant donc, à la base, une maladie congénitale !

 

Crétin des Alpes

7 août 2014

14

 

Nitchevo

 

Cela signifie « rien » en russe (ничего), mais avec une nuance supplémentaire : celle de la résignation, l’acceptation fataliste du sort…

 

Nitchevo signifie en quelque sorte : « C’était écrit », « Il n’y a rien à faire », « Pourquoi lutter », « Tant pis pour moi », « Advienne que pourra », etc.

 

Autre façon, donc, de dire : « Rien du tout, que dalle ! »

Ainsi, sa femme grattant un billet de lotto (avec deux t en Belgique !), l’homme s’exclamerait :

- Elle n'aura rien du tout, nitchevo !

 

À noter que c’est également le titre d’un film de 1936 (remake d’un autre de 1926), où « Nitchevo » est le nom donné à un yacht, ainsi que celui d’un roman racontant l’histoire russe de 1917 à 1991.

 

Nitchevo

19 août 2014

10 (modifié)

 

Dieu soit loué, meublé ou non meublé

 

Citation reprise par Jean Yanne (1933 – 2003), lequel était humoriste, compositeur et chanteur comique, acteur, producteur et réalisateur et même scénariste de BD (« Les dossiers du B.I.D.E.)…

 

Mais ce « touche-à-tout », considéré par beaucoup comme l’auteur de cette célèbre phrase, l’aurait en fait « empruntée » au non-moins célèbre Jacques Sternberg.

 

Sternberg (1923-2006) est un écrivain ayant rédigé, entre autres, les « Contes glacés ».

 

Ce dernier, auteur d’anthologies sur l’humour, ami avec Jean Yanne, n’aura pas vu d’inconvénient à ce que son acolyte lui pique ce bon mot !

 

 

Dieu soit loué

1 août 2014

8

 

Le clou de mon cercueil


Si le père utilise cette expression lorsqu’un proche fait ou dit une bêtise désespérante (ex : « mes enfants sont les clous de mon cercueil, j’ai beaucoup de chagrin à cause d’eux »), ce n’était pas le cas de Mr Ernest Hemingway…

 

En effet, c’est ainsi que l’écrivain nommait les cigares et cigarettes qu’il appréciait. C’est somme toute assez logique, la cigarette nuisant gravement à la santé et rapprochant le fumeur de la mort par cancer… (on aurait tort de ne pas profiter de ce recueil pour se montrer légèrement moralisateur à propos des cigarettes !)

 

Humphrey Bogart, malade, s’exprimait ainsi : « Chaque fois que je fume un de ces trucs-là, c’est un clou de plus pour mon cercueil. »

 

Terminons l’explication au sujet de cette expression par un extrait de texte écrit par un internaute (sergedecroissant, « Filante nuit d’ivresse »), qui pourrait bien illustrer la pensée du père cité plus haut :

« Clic clac pffft d'un seul geste, avec classe, régularité et précision, tel un archer de sa majesté, je sors une tige et me l'allume, une garrot, une clope, une blonde, un clou de cercueil, comme Hemingway les appelait. Un sens aigu de la métaphore qu'il avait le Ernest! De toute façon je préfère mourir étouffé par le tabac que par la connerie ambiante, faudra que je me rappelle d'en allumer une autre une fois celle-ci écrasée. »

 

Clou de mon cercueil

27 juillet 2014

3

 

Faites des enfants qu'ils disaient

 

Phrase type du paternel dépassé par ses filles… Tout parent, même le plus aguerri, a déjà prononcé au moins une fois cette phrase !

 

Son origine vient de la BD « Le tour de Gaule d’Astérix » (1965, avec la première apparition d’Idéfix). Dans cet album, un légionnaire de Babaorum, épuisé et agacé de perdre contre les Gaulois, s’exclame régulièrement : « Engagez-vous qu’ils disaient ! Vous verrez du pays qu’ils disaient ! »

 

 Faites des enfants - engagez-vous

 

 Ce « running gag » a tellement marché qu’il a été repris et modifié de nombreuses fois…

Faites des enfants

11 octobre 2014

57

 

Pour te faire parler et ça a marché

 

Réponse très courante aux enfants, quand leur « pourquoi » n’est pas utile…

Certains se contentent de dire « parce que », d’un ton ferme.

D’autres préféreront cette petite expression-ci !

 

Et lorsque l’enseignante s’entend répondre à un élève « pour te faire parler » et qu’elle en rit intérieurement, sa surprise se trouve décuplée lorsque les monstres qui composent sa classe répondent quasi en chœur : « et ça a marchééé » !

 

Pour te faire parler

 

25 septembre 2014

48

 

Bobos (et Norvégiens)

 

L’homme à qui est dédié ce recueil déteste les Bobos. Il les exècre, les critique, n’en veut pas ! Mais ceux-ci sont partout… Difficiles à éviter !

 

Bobos - mots

 

Il a également du mal à supporter les Norvégiens (entendez « Arabes » et autres)…

Ceux-là-mêmes que sa fille moyenne appellera plus volontiers les « crépidules » : des coquillages venus d’Amérique lors du débarquement en Normandie, qui se sont répandus sur les plages… Ils ne servent à rien, ne sont même pas bons à manger, mais ils ont tout envahi et leur population ne cesse de s’accroitre !

 

Le mot « Bobo », lui, vient de « bourgeois-bohème »… Ces gens ont une façon de vivre tellement différente du paternel, que l’entente est difficilement possible !

 

Le Bobo est le « représentant d’une nouvelle élite socio-économique hybride qui se revendique à la fois bourgeoise et bohème, confortable et artiste, bien pensante et zen. C’est ainsi, le bobo est de gauche, consommateur compulsif et altermondialiste, pour l’égalité des chances, assoiffé de culture, chic et débraillé, rat des villes et rat des champs… » (merci Aurore pour cette définition éclairée : http://meschroniques.wordpress.com/tag/aurore-bobos-bourgeois-boheme/)

 

Bobo

5 septembre 2014

35

 

Une torgnole carabinée

 

Torgnole est un terme populaire désignant un coup sur le visage… Autrement dit, une baffe. Si elle est carabinée, nul doute que cela devient même une bonne gifle bien cinglante !

 

Il s’agit généralement d’un avertissement à un enfant insolent : « Si tu continues, tu vas recevoir une torgnole carabinée »… Le sale marmot n’a qu’à bien se tenir !

 

Cela viendrait de l’ancien français « tourniole », mot désignant un mouvement circulaire… car une torgnole bien administrée fait carrément tourner sur soi !

 

Le chanteur Renaud emploie ce terme dans sa chanson « laisse béton » :

« Y m’a filé une beigne, j’lui ai filé une torgnole,

Y m’a filé une châtaigne, j’lui ai filé mes grolles »

 

Torgnole

13 août 2014

20

 

Comme le leucémique

 

Remarque de très mauvais gout, empruntée à l'ami Marcel, qui suit le « Il fait semblant » prononcé par un convive. Il est vrai qu’une personne leucémique devant lutter contre sa maladie sans globules blancs ne pourrait apprécier que moyennement cette blague.

 

À n’utiliser, donc, qu’avec un public averti, sous peine de devoir expliquer la blague et de s’en trouver davantage gêné qu’amusé.

 

Comme le leucémique

4 septembre 2014

34

 

Le Russe est un slave. S'il se lave, c'est qu'il se nettoie. Si ce n’est toi c’est donc ton frère. Or la vie est amère et la vie est l’attente de la mort. Conclusion, c’est la question que je te pose, quel est le lien de parenté entre le Russe et la mort ?

 

Amélioration d’une énigme dont la question de base est : « Pourquoi tous les Russes sont-ils tes frères ? »

À noter que cette énigme est constituée de citations :

- « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère » vient d’une fable de Jean de la Fontaine (le loup et l’agneau),

- « La vie est amère » est à l’origine suivie de « quand il n'y a pas de sucre au fond » et est une phrase écrite par Boris Vian (conte de fée à l'usage des moyennes personnes)

- « La vie est l’attente de la mort » est une citation d’Alcuin, savant et ecclésiastique anglais (735-804).

 

Le russe

21 août 2014

26

 

Let's go

 

Littéralement : « Allons-y ».

 

Cette expression servirait à exprimer l’excitation face à un événement à venir… L’anticipation motive celui qui dit « let’s go ». C’est également une façon de se vanter.

 

On l’emploie comme « Allez ! », et en insistant bien sur la prononciation du « t ».

 

- Nous allons gagner, let’s go !

- Je passe au niveau 2 ! Let’s go !

- On va dans ce resto ? Ok, let’s go !

 

Let's go

16 août 2014

23

 

Hein Lou ?

 

Façon récurrente de susciter l’approbation ou la confirmation de sa compagne.

 

Cette expression s’utilise dans toutes sortes de contextes :

- C’est bon, ce que j’ai préparé, hein Lou ? (variante) Cela manque de sel, hein Lou ?

- Les enfants, vous irez dormir tôt, ce soir. Hein Lou ?

- C’était bien ces vacances, hein Lou !

- Comment il s’appelait, encore, cet acteur, hein Lou ? Lou ? Loulouuu ?

 

En effet, comme le montre le dernier exemple, cette interrogation n’obtient pas toujours réponse… D’une part car l’avis de « Lou » n’est pas forcément réellement escompté, d’autre part parce que « Lou en question » s’amuse parfois à laisser son compagnon dans l’ignorance !

 

Hein Lou

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